11 novembre 2009
Petite sélection des Vie de Merde... car ça fait du bien de rire aussi parfois
Sélection sur le site Vie de Merde des pépites du moment... Spécial Sexe.
Aujourd'hui, mon homme veut cuisiner. C'est une surprise et j'attends devant la tv. Finalement, il sort de la cuisine nu, tenant une assiette sous son pénis en érection. "J'espère que tu as faim chérie ce soir !". VDM.
Aujourd'hui, petite journée shopping avec mon père. Alors que j'aperçois une très jolie fille, je m'approche d'elle pour l'accoster, mais mon père me pousse et l'accoste en premier. Je l'ai entendu crier toute la nuit. VDM.
Aujourd'hui, il était écrit au fluo sur une feuille A4 scotchée sur la porte d'entrée de l'immeuble "Visiblement, au 11, on fait plus souvent l'amour que ma guerre. C'est bienc. Mais la nuit, l'amour comme la guerre, en silence c'est mieux." Avec quatre signatures. VDM.
Aujourd'hui, je rencontre les parents de ma copine pour la première fois et j'aide sa mère à débarrasser. Elle me dit alors : "Merci mon gendre !". Je lui réponds que c'est un peu rapide après seulement un mois de couple avec sa fille. Elle rétorque : "Tu préfères que je t'appelle 'le mec qui saute ma fille' ?". VDM.
Aujourd'hui, ma copine me confie sur l'oreiller le nouveau surnom de mon sexe : "Flanby, car c'est mou quand on veut déguster, et le caramel vient toujours trop tôt". VDM.
Aujourd'hui, pour forcer les choses, je dis à ma copine : "Tu sais, mon coeur, avaler, ça brûle les calories...". Elle m'a répondu : "Tu sais, mon chéri, vu ton poids, tu devrais te mettre aux mecs !". VDM
05 novembre 2009
Les pépites de la journée
Désormais nous n'avons plus qu'un seul cours par semaine en amphi... La fac sans les amphis, y'a pas en dire, ça ressemble de moins en moins à la fac. On s'y fait, pas le choix, et on profite de ces poignées d'heures. Quel régal d'écouter les conneries des gens autour de soi...
J'ai pensé que de vous sélectionner quelques pépites entendues par les deux filles juste derrière moi vous intéresserez.
Remise dans le contexte : Cours de 3h sur les Concepts et les Sociétés en Géographie. Cet enseignement est un cours de tronc commun à tous les Masters de Géo de la fac, quelque soit sa spécialité. Pour faire plus simple, un niveau en géographie d'environ Bac+4.
La première pépite : "Tu sais que je ne sais pas où est la Turquie !" (rire niais)
La deuxième pépite : "Je crois que c'est un pays limitrophe à la Grèce non ?" (air sérieux)
La troisième pépite : "Un quartier ce n'est pas un arrondissement ?" (air dubitatif)
SA CONCLUSION = "Je crois que cette matière est trop compliquée pour moi..."
A ce stade là, il vaudrait mieux tout arrêter. Sans déconner je me demande comment certains ont réussi à arriver jusque là... Dommage qu'elle ne soit pas dans ma spécialité^^
03 novembre 2009
Des serpents plein les draps
Ça y'est, je me suis lâché ! Après l'épisode de la cuisine aux rats, mes rêves ont de nouveau fait des siennes... Les serpents sont au menu, mais pas pour dîner ! Bienvenue dans le doux enfer de mes nuits...
Vous n'imaginez pas comment je pourrais alimenter cette nouvelle catégorie que j'ai appelé "Triponium by Night" tellement mes rêves sont aussi farfelus les uns que les autres, et qui poussent parfois à des situations extrêmes. J'ai la chance de m'en souvenir tout le temps, alors j'en profite, et je fais partager la crème de la crème. Oui je garde un peu de rêves privés merde.
Une nuit paisible pourtant, bien au chaud, rêveur. Je me retrouve dans une foire, comprenez par là une fête foraine, avec une banale loterie en fin de journée. Impossible de tenir en place, je tiens à gagner absolument le lot n°1. Et quel lot, je suis sûr de pouvoir en faire quelque chose. Bien entendu, je m'acharne en jouant sur plusieurs numéros, que j'espère gagnant. Et comme dans les rêves tu gagnes à tous les coups, me voilà l'heureux vainqueur ! Oui, vous avez bien entendu, c'est moi, moi seul qui rafle la mise. Quel veinard vous vous dites, à la limite de la crise de jalousie, c'est bien connu, on envie toujours les autres. Le bonheur peut rendre les gens méconnaissables vous savez.
Je rentre en sifflotant à la maison (waouh j'ai une maison), stéréotype du mec parfait à qui rien ne peut lui arriver, presque intouchable, qui marche les mains dans les poches droit comme un piquet. Avec le précieux sésame dans le sac à dos, prêt à enfin pouvoir délivrer ses magnifiques merveilles. Chérie m'attend à la maison, presque inquiète de mon long retour. (Mes rêves ressemblent à une vieille machine qui recracherait des images compilées vues à la télé, saturées et vidées de contenu...).
Avec un grand sourire comme si je tenais un bouquet de fleurs qui pardonnerait tout, je frappe trois coups à la porte (pas deux) et franchis la porte. Bizarre, j'ai du oublier mes clés. Elle m'ouvre. Inquiète et à la fois soulagée, elle me demande des explications sur mon retard. Excité, je finis par avouer ma récente conquête. J'ouvre lentement le sac, on entend doucement le bruit de la fermeture éclair descendre méticuleusement et un bocal apparaît enfin.
On aurait presque cru qu'un lapin sortirait du chapeau magique... mais c'est finalement de petits serpents verts, apparament dangereux d'après le forain, qui se tortillaient dans tous les sens. Inquiète plus par ma maladresse que par les serpents eux-mêmes, elle me conseilla de poser le bocal dans un endroit sûr.
A peine eut-elle fini cette phrase qu'un fracas de verre retentit, moi hurlant en même temps. C'est à ce moment là, paniqué, que je lève la couette d'un geste brusque, sors du lit, alume la lumière et hurle "il y a des serpents partouuuuuut !!!" et que je réveille ma copine.
01 novembre 2009
Il y a des enculés partout
Je suis de retour bien plus tôt que prévu. Car une fois de plus, on découvre des enculés à tous coins de rue. Ce n'est pas nouveau me direz-vous. Je pensais que nous étions protégés dans notre petit cocon universitaire. Je pensais que s'appeler Jean Sarkozy donnait des privilèges, mais pas pour une poignée d'étudiants de première année de master. Des choses du genre me révoltent, impossible de passer à côté.
Une première année en master GCRN (Gestion des Risques et des Catastrophes Naturelles) à Montpellier doit donner des ailes à certains. La pression est présente, la concurence est rude, enfin plus pour d'autres visiblement. A l'heure où les discours sont "demmerdez vous pour trouver un stage, vous êtes assez grands" pour trouver un bureau d'étude assez con pour nous embaucher 3 mois et non rémunéré... Aucune compétence à mettre en avant dans la spécialité, ben oui forcément puisqu'on est cencés être formés cette année, c'est à coup de piston que les plus chanceux pourront décrocher un éventuel stage pour le deuxième semestre.
Lorsqu'on apprend que la semaine dernière nous n'aurions cours qu'uniquement mardi et mercredi matin, forcément la bonne humeur est au rendez vous. Mais quand mercredi soir on vous annonce que 2 étudiants manquent à l'appel et que deux profs de la filière sont partis avec eux, au Maroc, pour leur trouver le stage à leur place ça a de quoi faire dijoncter plus d'uns.
On comprend mieux pourquoi ils suçaient autant à la fin de chaque cours. Car à ce stade là, ça risque d'user la langue. Deux places en moins concernant les heureux admis en Master 2.
Bonne année 2010 en avance.
25 octobre 2009
La fin des temps
J'ai essayé de combler. L'impression d'avoir fait 6 mois de comblement. Je n'ai plus le goût, ce n'est pas la première fois que j'en parle. Ecrire à la première personne, raconter ma vie, ne m'emballe plus. Certains ont Facebook, moi j'ai un blog. Auparavant j'ai vu l'intérêt de tenir un blog : besoin de parler, de se confier, de raconter des anecdotes, des coups de coeur, des envies, des colères, des injustices, des malheurs...
Les gens changent de mentalités, de perceptions, leur façon de faire. Les distances s'installent, se font plus présentes, les méthodes de communications évoluent. Je ne retrouve plus les sensations qu'auparavant j'avais en postant ici. Pas que le lieu m'est devenu hostile, j'ai essayé de le diversifier au max, d'être présent le plus souvent. Le blog était devenu ma drogue, pas un jour sans post, et ce pendant des années.
Il m'a apporté beaucoup de choses : des gens fabuleux. Je ne vais pas faire la liste, cela pourrait faire des jaloux ! Le blog a connu des phases successives variées, où l'on pourrait même dégager des thématiques dominantes... Beaucoup beaucoup de positif à en tirer, et de loin. Des connaissances dans tous les dominantes, des repérages par certains, des expériences enrichissantes pour d'autres, des liens forts.
Je sens désormais que c'est plus ici que je dois préserver ces liens. Alors je vais prendre un peu de recul à tout ça, je ne sais plus quoi raconter. Cela se voit. De se poser la question "qu'est ce que je pourrais bien dire aujourd'hui" m'emmerde. J'annonce donc ma prise de recul. Pas définitive, j'en suis sûr. Je suis trop attaché à ces murs... Cependant je préfère poster du concret plusieurs fois par mois que de trouver des articles pour combler les vides plusieurs fois par semaine.
Ce qui me pète à la figure concernant ce blog est simple, le constat vite fait : depuis que je suis en couple, je ne m'ouvre plus sur des aspects plus personnels, sur des états d'âme précis, ils changent forcément de destinataire. C'est peut-être ça la clé du blog, pour moi en tout cas : une manière d'exprimer ce qui allait pas, car c'est souvent plus simple d'en parler que de l'écrire, ou de simplement l'évoquer avec des gens que l'on ne connait pas.
19 octobre 2009
En Angleterre, vidéo surveillance rime avec délation... et prime !
Voulez-vous jouer à Big Brother ? Pas le
jeu télévisé, mais le roman de George Orwell, qui
prévoyait un monde sous surveillance permanente ? Au Royaume-Uni,
la société "Internet Eyes" [ http://interneteyes.co.uk/
]
propose aux internautes (britanniques ou d'ailleurs)
de se connecter à quatre caméras de vidéo surveillance
installées dans des lieux publics.
Depuis leur ordinateur, ils doivent alors observer le mieux possible ce qui se passe devant les objectifs. Et s'ils surprennent un délit ou, pire, un crime, c'est bingo pour eux. En prévenant le propriétaire de la caméra (police, entreprises ou commerces), l'internaute chanceux gagne des points qui peut, à terme, lui rapporter jusqu'à 1000 £ (1100 euros).
Si les joueurs participent gratuitement, les détenteurs des caméras, eux, passent à la caisse. «L’idée est d’allier la prévention du crime et la motivation financière», admet Tony Morgan, le responsable du site de Internet eyes, interrogé par le Times londonien. La société «Internet eyes» rappelle que les 4,2 millions de caméras de vidéosurveillance en Grande-Bretagne sont souvent mal surveillées.
Ce nouveau «jeu» doit être testé le mois prochain dans la ville de Stratford upon Avon. Mais il fait déjà bondir les associations de défense des libertés civiques. Directeur du groupe de pression "No CCTV" (Non à la video surveillance"), Charles Farrier craint le pire : «Le concept de ce jeu est épouvantable et va créer un paradis de voyeurs. Il va non seulement encourager une dangereuse mentalité d'espion mais aussi conduire à de dangereux abus. Que se passera-t-il si un groupe de racistes décide de donner l'alerte à chaque fois qu'un noir est vu à l'écran ? Et qu'est-ce qui empêchera les criminels d'utiliser ces caméras pour déterminer où ils doivent commettre leurs crimes? »
15 octobre 2009
Du gâchis à la désillusion il n'y a qu'un pas...
On nous aura gavé jusque au bout avec l'Equipe de France. Ah nos
bleus, ils sont bien malades ! Et vas-y que je critique, que je casse
du sucre, que je crie au scandale. Durant plus d'un an et demi, les
Bleus ont disputé leurs 10 matchs de qualification pour essayer
d'accrocher leur fameux sésame pour l'Afrique du Sud. Que retenir ?
Du gâchis bien entendu. Dans tous les domaines. J'ai d'ailleurs
beaucoup aimé le match contre les Féroé à Guingamp. Quel public
chaleureux, ça nous a changé de ce Stade de France fantôme. Quelle fête
au Roudourou ! Et quelle jouissance de voir que les Bleus offre au
public breton et non parisien cinq jolis buts. Belle punition pour le
public de Saint Denis ! Enfin bon, c'est surtout sur le papier que le
mot "gâchis" s'apllique, aucun doute : nous avions la meilleure équipe
du monde. C'est ce qu'ils nous disaient en tout cas... Putain ça s'est
vu ! Qui aurait parié que l'EdF finirait 2e ? Pas grand monde. Pourquoi
? Le français est prétentieux. Jouer des boulangers et des amateurs des
Féroé, quelle rigolade. Ouais, peut-être. Une victoire étriquée 1-0
là-bas, et par la suite des évènements qui n'ont jamais été glorieux.
Au final la Serbie a su être plus maligne que tout le monde, et les
petites équipes comme la Roumanie ou l'Autriche ont joué les outsiders
plus chèrement qu'à l'initial.
L'Equipe de France ayant fort logiquement sous-estimée ses adversaires
s'est ramassée. 2e, une qualification pour les barrages, il n'y a pas
de quoi la ramener. Je considère que c'est même une belle claque.
Surtout pour une équipe qui pense que chaque compétition internationale
est à sa portée. Parler de l'adversaire potentiel des Bleus en barrage
? Est ce que ça vaut réellement la peine ? Comme par hasard, la Russie,
la Grèce, le Portugal sont considérés tête de série. Le Portugal était
pourtant annoncé comme l'adversaire français en barrage... Visiblement
certains ont changé de chapeaux pour que le tirage soit très clairement
plus favorable aux "grosses écuries". Ah ben merci la FIFA, au moins
les Bleus ont plus de chance de passer ! Et encore... Des équipes
pièges comme la Bosnie, l'Ukraine ou encore l'Irlande, ça peut réserver
de belles surprises.
Mais tout ça c'est voulu. Je pense au fond de moi qu'on veut que ça se
passe comme ça. Il y a un grand gagnant malgré tout : les médias. Ils
doivent se frotter les mains de la situation actuelle. Et indirectement
ils la cultivent depuis le début. L'intégralité des matchs de
qualifications (mais aussi les amicaux) ont attiré tous les regards.
Lesquels ? A chaque match, toutes les têtes étaient tournées vers
l'épée de Damoclés au dessus de la tête de Domenech. C'était même
devenu le motif, l'excuse pour regarder le match ! Car honnêtement, qui
regardait tous les matchs des bleus ?? Pas grand monde. On nous a
rabâché à toutes les sauces que Domenech était un mauvais entraineur,
prouvé par A+Z qu'il n'alignait pas la bonne équipe, qu'il savait que
ses jours étaient comptés. Au final ça fait plus de 3 ans qu'il est là.
Et oui quand même.
Qu'il ait des joueurs qui se moquent complètement du maillot bleu et
qui ne viennent que pour la belle manne financière en plus, ça passe en
second plan. Je ne défends pas Domenech, je n'ai jamais apprécié
l'entraineur, mais que les médias et les déclarations merdiques d'après
match se mettent enfin en veilleuse, ça nous fera des vacances.En Afrique du Sud ou en France, honnêtement, je m'en moque.
Du gâchis à la désillusion, il n'y a qu'un pas.
12 octobre 2009
Panique sur l'oreiller (avis aux âmes sensibles)
Les nuits passées sans ma copine sont désormais devenues une chose assez peu courante dans mon quotidien, et pourtant les deux dernières nuits tout seul ont été de véritable fiasco. Hasard du calendrier ou simple coïncidence, je me demande si je peux de nouveau dormir seul...
J'ai l'incroyable chance de me rappeler précisément de tous mes rêves, dans les moindres détails. Enfin, chance, je ne sais pas si l'on peut considérer ça comme de la chance. Je me souviens avoir fait la seconde guerre mondiale dans mon quartier, quelle grosse rigolade, mais beaucoup moins lorsque je m'étais pris une volée de balles d'une mitrailleuse dans ma jambe gauche. Bref, je m'égare, c'était il y a déjà de nombreux mois !
Cette nuit a donc été très agitée. Pourtant tout avait bien commencé... Je regardais la télé paisiblement dans mon canapé. De retour à la maison, mon père regarde souvent Cuisine Tv pour nous concocter ses dernières trouvailles. Et allez savoir pourquoi, me voilà seul dans la maison, en train de mater cette foutue chaine. Au menu, poisson. Jusque là, rien de bien anormal. C'est l'accompagnement qui fait tâche. Tripes de rat. Et vas y que je te fais des gros plans : alors vous prenez un rat, vous le plumez, bien comme il faut (mais merde ça n'a pas de plumes !!). Ensuite, nous conseillons de prendre un couteau et de le vider, pour y récupérer ses tripes donc. Et des boyaux par ci, un coeur par là, cervelle qui gicle à l'écran. Pensez surtout à éclater les yeux, c'est ce qui donne ce petit côté serré à la sauce ! Pour terminer, écrasez le tout (sauf les tripes bien entendu) pour en faire le jus.
Sur votre poisson, servez les tripes et la sauce au rat. BON APPETIT !
Allez, sur ce, je vais essayer de trouver le sommeil...
08 octobre 2009
Une après-midi devant... le Sénat
La pluie est revenue, enfin, j'ai envie de dire, dans le Sud. Après des mois et des mois de sécheresse, un peu d'humidité ne peut que nous soulager. De la pluie, que dis-je, des trombes d'eau. Ça a vite dégorgé de toutes parts... Bref bref, ceci n'est pas la question.
Ces quelques mots, pour faire une contextualisation des choses, m'ont amené à allumer la télévision, en bruit de fond. Je zappe et tombe sur le Sénat en direct. Déjà, fidèle à elle même, on peut remarquer que la moitié des bancs de sénateurs sont vides. Rien de nouveau me direz-vous ! On retrouve la crème de la crème, des Darcos, des Raffarin, des Lagarde en puissance. On devrait instaurer une prime au mérite pour participer au Sénat ! On nous parle de devoirs, de droits, de valeurs, de respect, où sont ceux de ces gens-là ? Ils ramassent leur copieuse paie de sénateur avant tout et le reste passe bien après.
Ironie du sort, je tombe sur la fameuse prime au mérite qui fait réagir tout le monde concernant l'absentéisme à l'école. C'est assez comique de voir les réactions des gens : on parle de carotte, de faire revenir ces petits cons, ces branlos, sur les bancs d'école. Oui, certes. Il faudrait peut-être penser à nuancer ces propos. En tenant un tel discours on assiste à un renforcement des stéréotypes et des clichés archi-entendus dans les travées des collèges et des lycées du pays. On dirait que ces réactions révèlent une certaine jalousie : les branlos ont une récompense, et moi, élève modèle, je me lève tous les matins pour pas un rond. Quel mécontentement ! Quelles vont être les autres réactions ? Un système de prime pour tous, où tous les élèves assidus, quelque soit leur niveau scolaire, seront rémunérés ! Quelle révolution !
Le problème est clairement pris à l'envers. J'aime voir que les gens sont contre ce projet de loi, ça coule de source, mais la façon dont est présentée le problème me gène. Ce n'est même pas le côté financier qui me choque le plus (que beaucoup mettent en première ligne), mais surtout le côté éducatif et pédagogique totalement remis en question de l'école. C'est quoi ces valeurs transmises ? Dans 10 ans quelles seront les réactions des gosses ? Tout va de travers.
Le Sénat a bien relayé le débat, mais là où le sommet de la connerie a été atteint, ce fut lorsque un député socialiste a lancé la question houleuse de la privatisation de La Poste... Pendant 2 minutes il appuie son argumentation sur la défense du service public et finit son discours par la fameuse question qui clôture son temps de parole : qu'attend le gouvernement pour mettre en place un référendum national ?
Là où tous ces pourris de droite montrent bien qu'ils en ont rien à foutre du peuple, Christine Lagarde, Ministre de l'Economie et des Transports prend le micro et répond : "mais Mr (?), quel est au final votre question ? La remise en question de La Poste ?". Mais quel détournement de question. Elle a très bien compris que la question posée concernée un éventuel référendum ! Agitation sur les bancs, on demande le calme.
Quel calme ? Ils répondent volontairement à une question qui n'a pas été posée et jouent les donneurs de leçon. Je crois qu'ils devraient faire comme le récent condamné : lancez donc vos chaussures camarades, il ne vous reste que cette voix !
C'est impressionnant de voir comment ces gens sont irrespectueux. Alors quand j'entends "moi la politique je m'en fou", "ça m'intéresse pas", j'ai envie de vous dire allez vous pendre ! Je ne veux pas qu'on me dise "la politique je kiffe", mais arrêtez, s'il vous plait, de venir râler après.
Une petite heure de Sénat a de quoi vous mettre de bonne humeur pour le restant de la journée.
A la vôtre.
07 octobre 2009
La coke rend-elle beau ?? (2/5)
Deuxième volet du dossier "Faut il se droguer pour réussir ?". Après l'édito, voici le premier article.
Une poudre qui lave plus blanc que blanc... Après la banalisation de la cocaïne, la voici qui se drape de tous les atours. Il parait qu'elle fait mincir, qu'elle rend propre, sociable, attentif... L'écrivain Simon Liberati a testé l'indice de satisfaction à long terme. 4 questions existentielles (il paraît).
La cocaïne fait-elle mincir ?
Oui, mais pas longtemps. Dans un premier temps, l'intoxiqué annonce un déficit pondéral du à l'effet coupe-faim du produit, ainsi qu'aux diurétiques intégrés dans la coupe. A titre d'exemple : jusqu'à un litre et demi d'urine évacuée en une heure. Du coup, l'intoxiqué sèche et surtout, il s'aime "sec". L'obsession de la minceur, la phobie du gras, du liquide sont des symptômes psychologiques de l'addiction.
Attention, toutefois, à l'effet retour : la fringale de 16h30. Après une nuit blanche perdue à priser et une matinée consacrée à la redescente ou à la somnolence, le toxicomane en phase hypo-dépressive sent le besoin de se "refaire". L'appétit, endormi quelques heures, se réveille avec une acuité particulière. C'est le phénomène de boulimie passagère. En l'occurence, un gros en cas souvent constitué de fromage à pâte molle, je pense notament au camembert et à son complèment nutritif : le vin rouge. Les rapports du camembert avec les dérivés cocaïniques restent à étudier. Quant au vin il désangoisse et facilite l'envie de racheter de la drogue vers 18h30.
Dans certains cas, la gloutonnerie et l'alcoolisme coexistent avec l'addiction. L'ami T, polyanxieux de 57 ans, décorateur renommé, qui, ayant remarqué que la drogue lui coupait l'appétit, a élaboré un rituel consistant à prendre le produit exclusivement après dîner, juste avant d'aller se coucher car il est bien connu qu'une bonne drogue n'empêche pas de dormir. Ce qui permet à ce père de famille intoxiqué depuis 25 ans de dîner à sa faim et de mener une vie en tout point normale, avec pour différence notable un surcout de 2 000€ par mois. Et cela se voit dans ses yeux : physiquement il présente plutôt les caractéristiques habituelles d'un alcoolique d'âge mûr : teint fleuri et surcharge pondérale de 20%.
Qui n'a pas connu de vieux toxicos présentatnt la caractéristique boursouflure en "poche à oeufs" située dans la région inférieure de l'estomac ?
La cocaïne rend-elle propre ?
Ordonné, plutôt. Les troubles obsessionnels conduisent certains sujets à des comportements rangeurs ou laveurs typiquement névrotiques. L'obsession du ménage est un grand classique du genre. Surtout pour passer l'aspirateur en pleine nuit ou ranger les mégôts de cigarettes dans l'ordre croissant...
La cocaïne rend-elle sociable ?
Non. Réputée conviviale, cette drogue rendrait plutôt casanier. 80% des intoxiqués depuis plus de 10 ans avouent ne plus sortir de cher eux. Aux soirées, ils préfèrent ce qu'ils ont coutume d'appeler "petite fête entre amis", c'est à dire une réunion à deux ou trois autour d'une provision suffisante pour leur permettre de priser à intervalles réguliers jusqu'à une heure avancée.
Motifs de cette agoraphobie : anxiété, paralysie de la volonté, flemme de devoir s'enfermer aux toilettes.
Enfin la cocaïne rend-elle attentif ?
Pas toujours. Non même. Prenons l'exemple d'un haut placé qui demamde à un vieux client depuis 14 ans quel est son nom. Ca lui aura valu une désintoxication.
Pire, par délire d'interprétation, cette drogue rend paranoïaque. Qui d'entre nous n'a pas rencontré le profil typique d'intoxiqué persécutif, persuadé d'être suivi par la police ou victime d'une conjuration mettant en cause des gens ou des objets inoffensifs ?
Simon Liberati, Article tiré de Technikart, Avril 2008
Troisième volet : Se droguer plus pour baiser plus ?



















