31 mai 2009
Du lundi 25 au dimanche 31 Mai 2009 sur Le Musicodrome
Je rappelle à tous les assoiffés de musique et de news que Le Musicodrome est réouvert depuis maintenant 10 jours... Voici le bilan de la semaine écoulée qui en appelle une autre bien chargée !
Chronique : Grand Soir, La Ruda (2009)
Live Report : Les Ogres de Barback à Béziers (2009)
Clip : C'est l'histoire d'une meuf, Les Fatals Picards (2009)
Mp3 de la Semaine : La tête à l'envers, Babylon Circus (2009)
Infos Concerts : Festival Les Rocktambules édition 2009
Asso/Soutien : Concert de soutien d'High Tone à Cap au Large à Montpellier
Actu : Nouvel album du Oai Star repoussé en Septembre prochain
+ bilan des parutions sur le Webzine Discordance
On va essayer de faire le relooking prévu cette semaine...
OM : 4 / Rennes : 0, Le rêve passe...
L'OM attendra. Encore. Une seizième saison consécutive sans trophée, on finit par s'y habituer. Les années se suivent et se ressemblent. Cependant on peut voir des satisfactions dans cet exercice 2008/2009 qui, forcément, aura fait beaucoup de déçus.

Un petit tour et puis s'en va : les adieux de l'OM au public version 2008/2009
On s'y attendait un peu, mais il faut bien avouer que l'on y croyait encore. Se déplacer pour la dernière fois de la saison sans y croire aurait été tout bonnement inutile. Et en plus, lorsqu'on voit l'ambiance de feu qui régnait dans le Vélodrome hier soir, on ne peut qu'être porté par l'effervescence d'un stade qui ne demande qu'à frémir. L'avant match est dans la bonne humeur, la pression aussi se ressent. Bondé de monde : les rues, les bars, les alentours du stade. Les places au noir se vendent à plus de 50€ l'unité, elles trouvent preneurs. Tous veulent participer à la grande fête; car quelque soit le résultat il y a quelqu'un à remercier pour le travail accompli : Gerets.
Le Vél' est plein comme un oeuf, dans les virages, on s'esquiche. Les drapeaux, les confettis, les feuilles de couleurs sont prêtes pour le tiffo de l'entrée des équipes. Le stade est somptueux : Ganay et Jean Boin ont viré au blanc, le Virage Nord déployait un immense "Merci" tandis qu'au Sud c'est un "Allez l'OM" qui est reconstitué sur toute la tribune.
Les chants, incessants, ne s'arrêteront jamais. Digne des plus belles soirées marseillaises depuis des années.

Dans l'ordre : Virage Nord, Tribune Ganay, Virage Sud
Le match lui, était presque secondaire. On faisait la fête pour le coach, pour l'équipe, en sachant très bien que le titre relevait du miracle. On aurait dit que le stade attendait le premier but olympien pour ensuite uniquement se concentrer sur le déroulement du match Caen/Bordeaux. Je peux vous garantir que même sans l'annonce du résultat de Bordeaux sur les panneaux d'affiche, tout le monde était au courant de son évolution.
0-0 à la mi-temps. Nulle. A part un coup franc de Zenden sur le poteau, pas grand chose. L'OM parait crispé. Mais à Caen, l'espoir demeure : il y a toujours égalité. Pensant que Bordeaux allait d'entrée marquer, le public se met de plus en plus à y croire... surtout que Marseille attaque cette deuxième période autrement. Car avant d'espérer un faux pas bordelais, il faut absolument gagner.
La 49e minute sera celle qui plongea le Vélodrome dans un silence assourdissant. Alors que l'OM a le ballon, les chants, d'un coup, s'arrêtent. Bordeaux mène 1-0 et en quelques secondes, tout le monde sait ce qu'il se passe là haut. Comme si un coup de tonnerre venait de s'abattre sur le stade.
A ce moment là, inutile de vous dire ce qui traverse les esprits marseillais. On le sait, on n'est pas con : en 40 minutes, Bordeaux ne prendra pas 2 buts par Caen. Le seul espoir était que les caennais ouvrent la marque. Dans le cas inverse...

Gerets entame le tour du stade pour remercier, les larmes aux yeux, le Vélodrome
Dès ce but, plus rien n'a été pareil. Ca a été la fête, pour remercier l'équipe et le coach, mais sans le coeur. Ca se sentait. L'OM pourtant enfila les perles : en 20 minutes, un, deux, trois, quatre buts s'enchainaient ! Doublé de Koné et de Niang, le duo de feu de la soirée, au sommet de leur forme.
L'incroyable frisson vient à 62e minute : le Virage Nord explose, hurle de joie à la mort, et agite des fumis. Caen a égalisé ! L'information fait le tour du stade, les gens se lèvent, embrassent leurs voisins, s'enlacent... comme si Marseille venait de gagner le championnat. L'espoir fou est ravivé... Ce frisson ne durera pas : à peine 2 minutes plus tard, la rumeur d'égalisation s'estompe. Tous à leur portable, en train d'appeler la famille, les amis, alors, quel est le score ?! 1-0 pour Bordeaux. On ne comprend pas, encore, même avec le recul, pourquoi le Virage Nord a réagit de la sorte. Quelle fausse joie...
Les minutes défilent, les scores ne bougeront pas. L'équipe sur le terrain le sait, le sent dans l'attitude du public. On sent que cette victoire 4-0 ne suffit pas... on a envie que le match s'achève, on sait que ça n'évolue pas à Bordeaux. Le match s'achève dans un paradoxe : un tonnerre d'applaudissements pour l'équipe, mais une déception profonde. 10 minutes. Les joueurs resteront 10 minutes pour faire un tour de stade, remercier le public... Gerets a reçu une énorme ovation, avec 60 000 personnes debout. Et lorsqu'il est apparu en salle de presse, les larmes aux yeux, chargées d'émotion, il dira simplement "merci" en se levant.

Baky Koné aura été le "Baky" que l'on attendait cette saison : vif et décisif
Pas de feu d'artifices pour clôturer les fins de saisons, le Vélodrome se vide dans le calme. La fête est finie, elle n'aura pas duré longtemps. Les gens restent là, abattus, fixant la pelouse. En quelques minutes, la majorité des gens sont partis. C'est incroyable à quelle vitesse ça évacue. Le peu de supporters encore là sont les plus touchés par l'issue : trois sont encore assis, la tête entre leurs mains, se consolant. Un d'eux se redresse, me regarde, et me fait en pleurant "mais pourquoi ??"...
Beaucoup de tristesse dans les travées, la sensation d'avoir perdu quelque chose à notre portée. C'était une nouvelle fois l'année ou jamais. Une année où Marseille aura lâché le titre à la maison, dans son jardin, en perdant plus de 22 points à domicile. Colossal. C'est difficile à dire, mais l'OM s'est coulé tout seul. En faisant un parcours aussi exemplaire en 18 matchs à l'extérieur (12 victoires, 5 nuls, 1 défaite), le titre ne doit pas t'échapper. Si c'est le cas (et ce l'est), c'est que tu ne mérites pas de l'être. Un champion ne perd pas 3-0 chez lui face à Nancy, il ne se prend pas 3 buts par Lorient à 10 minutes de la fin alors que tu mènes 2-0. Un champion n'enchaine pas des nuls contre des équipes qui jouent le ventre mou du championnat.
22 points de perdus à domicile. Elle est là la clé, elle n'est pas contre Lyon.

Gerets tire sa révérence, il salut le public alors que le stade scande son nom
L'exercice 2008/2009 s'achève. On va pouvoir attendre les nouveaux arrivants du côté du Vieux Port, en espérant que l'effectif soit bien complété. Niang et Taiwo restent, c'est déjà une très bonne chose. Je pense que l'on peut faire confiance à Deschamps qui est un très bon entraineur pour permettre à l'OM de gagner un titre l'an prochain. Comme je le disais hier, le club se stabilise depuis 5 ans, c'est une reconstruction. Bordeaux était depuis plusieurs saisons dauphin de Lyon, et ça faisait 6 saisons qu'ils se maintenaient en haut. Laurent Blanc a bâti son équipe depuis l'an dernier déjà, avec peu de départs l'été précédent. Sur les cinq dernières années, Marseille a disputé 2 finales de Coupe de France, une de Coupe d'Europe, et échoue de peu pour le titre cette année... C'est le signe que le club guérit. Ca fait chier, il n'y a pas de trophée, il va falloir encore attendre. Mais je suis persuadé que ça arrivera sous 2 ans maximum.
Aujourd'hui, place aux regrets.
Mais demain, place à l'avenir...
30 mai 2009
Le grand soir ?
Dernière journée de Ligue 1 ce soir, avec comme enjeu le titre de champion de France 2008/2009...
Cette soirée s'annonce particulière : la der' de Gerets qui part bien en Arabie Saoudite, c'est décevant. Les dernières aussi (fort probables de Niang et Civelli). Enfin quelques apparitions de Cana, annoncé en Italie, voir même de Valbuena qui ferait office d'un échange avec Thiago. Ceux ne sont que des rumeurs, mais bon. C'est en tout cas une soirée de frissons qui s'annonce du côté du Vélodrome : une victoire comme objectif, avec une défaite espérée de Bordeaux à Caen pour voir l'OM devenir champion... Ca parait utopique. Mais l'espoir y est, caché au fin fond des travées. Le trophée sera quoiqu'il en soit dans les couloirs du Vélodrome... et non à Caen. La raison est simple : si Bordeaux venait à être champion, cela signifierait qu'il n'a pas perdu à Caen et donc que les caennais sont relégués en L2... Pour respecter l'adversaire et éviter les scènes de joies, la remise du trophée ne se ferait que demain.
Le titre sera donc là, à portée de mains. Il va falloir prier, même si je ne suis pas croyant, qu'un miracle se produise lors de cette dernière journée. Comme a dit Gerets "tant qu'il reste encore 1% de chance, j'y croirais". Si Gerets le dit...
C'est ma première véritable saison en tant qu'abonné, je veux la terminer dans la furia d'un Vélodrome en fusion, qui explose à nouveau, en faisant monter l'aioli ! Putain on y croit encore, allez !
Quoiqu'il arrive, il y aura quand même une petite fête : la saison est réussie, avec une 2e place à la clé, et surtout une 3e participation consécutive en Ligue des Champions, ainsi que la 6e saison de suite dans le TOP 5. L'OM commence enfin à se stabiliser, malgré des creux en milieu de saison, on est loin des saisons très extrêmes de ces dix dernières années. Il manque plus qu'un trophée...
NOUVEAUX MAILLOTS SAISON 2009/2010 !
En tout cas pour cette journée qui peut devenir historique, le club va enfiler ce soir la nouvelle tunique "domicile" pour la saison 2009/2010. En exclusivité OM.net, voici les deux maillots domicile et extérieur de la saison prochaine, spécial 110 ans du club. Le maillot domicile est une réplique des débuts du club, avec la reprise d'un très vieux logo... inédit ! Qu'en pensez-vous ? Moi perso je les trouve vraiment moches !^^

28 mai 2009
J'aime me taper l'affiche, acte I et II
Hier matin, partiel. Le fameux oral que je vous évoquais dans le post précédent. Je suis le roi des conneries, de trucs qui ne vous arrivent qu'à vous. En 24h, j'en ai eu deux. Peut mieux faire.
Acte I, mercredi 27 mai, 12h45 : oral d'histoire moderne
Ca fait 2h30 que je suis dans le couloir, j'en peux plus d'attendre. L'impatience, la précipitation, la pression aussi de boucler cette dernière épreuve qui s'annonce plus que ardue. Les sujets qui tombent petit à petit des gens en sortant ont de quoi nous démoraliser. Le thème du cours tout le semestre : Histoire des Pensées et des Institutions Politiques en France autour de 1789. Vraiment intéressant, mais vraiment un programme costaud. Bref. Sur les 15 sujets, j'en connais vraiment que 2. Il va falloir avoir plus du cul qu'à l'accoutumée pour tirer un des deux... Et pour une fois, Mr malchance a du cul au tirage : je tombe sur LE sujet en question. Comme si la poisse avait décidé d'aller voir ailleurs pour aujourd'hui seulement. Je fais un grand "yes" intérieur, et pars m'asseoir au fond de la salle pour préparer les 15 minutes de l'oral. Je me suis mis à repenser à la phrase à la con du prof quand il est venu faire un tour dans le couloir 1h auparavant : "pfff que je suis fatigué... J'ai l'impression, vous allez comprendre, que j'ai fumé hier soir toute la moquette de la fac !". Enorme. Ca m'a fait rire à nouveau... Il a pas du saisir. Bref. En tout cas, je n'avais pas fait gaffe que j'étais sous une fenêtre qui s'ouvre de façon horizontale, pas verticale. Et j'étais dessous.
A la fin du 1/4h, le prof me demande si j'ai fini, me voyant me lever. J'allais en fait chercher du brouillon, sur ma droite. Je le vois faire un geste de garde, et commence à me dire : "Mr L., atten... !" Il n'a pas eu le temps de finir sa phrase que je me fracasse la gueule contre la vitre ! "Ca va, vous êtes pas ensuqué ?? Ca va ?". "Oui oui ça va... j'avais oublié qu'elle était ouverte^^".
L'oral, quant à lui, s'est bien déroullé^^
Acte II, Mercredi 28 Mai : 10h45, oral d'histoire moderne (bis)
Ce matin, 11h. Oral d'histoire moderne pour Miss Veste, elle devait passer aujourd'hui seulement. Elle prend son sujet (et tombe sur le sujet que j'y avais dis la veille ! c'est la classe Mr) et se dirige vers le fond de la salle... Le prof qui lui dit "non Mlle A. ne vous mettez pas à droite ! Hier on a failli en perdre un j'ai cru que l'ambulance viendrait le chercher !"
Je me suis tapé l'affiche.
Enfin à 15h, direction Décatlon. A fond la forme comme ils disent. Vu les festochs qui vont arriver dès la semaine prochaine, et nos états respectifs qui nous empêchent de rentrer chez nous le soir, c'est l'option camping sur le festival qui s'impose. Et comme je ne suis pas du tout débrouillard en matière de bricolage, je perds vite la patience pour monter les tentes par exemple. La dernière expérience m'a suffis. Tout le monde parle de ces fameuses tentes Queshua, qui se montent en 2 secondes chrono (prouvé) et qui se plient en 30 secondes. Pour faire chier le vendeur (et voulant en acheter une surtout), on a demandé une démonstration.
Force est de constater que c'est le cas. Je l'ai vu de mes yeux, c'est vraiment le top. Sauf qu'il m'a demandé de lui faire une démonstration. Bien sûr il y a toujours des gens qui viennent mater, et je me suis pris l'affiche. 2 sec pour la monter (elle se monte seule, il suffit de la lancer^^), et 5 minutes pour la replier. Il suffit de ramener des battants, de la rabattre vers toi avec un seul bras, puis de faire un 8. Barka. Terminé. Simple... je pense qu'après 2 ou 3 tentatives seul, chez moi, je serais un dieu pour la remonter. Mais là à froid, je suis passé pour un plouc avec mes 5 minutes. Le vendeur, lui, l'a fait en 8 secondes.
Il m'a même dit : après vous pouvez faire des concours avec chronomètres... le samedi on fait ici. Génial.
Mais révolutionnaire en tout cas.
27 mai 2009
PUTAIN QUE C'EST BON
On en parle plus, ça y'est, c'est terminé. La Licence 3 et son Semestre 6 sont officiellement bouclés. Au revoir l'université et bonjour les vacances...
Il aura été long à se dessiner... Je pense que niveau difficulté la L3 est de loin la plus simple. Les dires ont été confirmés. La dernière épreuve a été finie aujourd'hui, il y a tout juste 2h. Un oral, redouté, mais finalement miraculeusement bien sorti. Les sujets qui sortaient nous ont terrassé, mais pour une fois j'ai eu un cul incroyable : le seul sujet à peu près maitrisé est celui que je pioche... La boite pressentie se transforme en une moyenne assurée, et même plus. Inespéré. J'ai également réalisé un coup de force en Occitan, mon option langue. Ayant malheureusement déserté les cours durant tout le semestre, je m'étais fixé 2h par jour pendant 1 semaine pour me remettre d'aplomb. Mission accomplie, le partiel s'est lui aussi relativement bien passé.
Enfin samedi, la dernière épine du pied a été retirée. Je ne vous avais pas tout raconté dans mes péripéties liées à la voiture. Avec ces conneries de réparation, d'expert et autre, je n'ai pas pu participer à un partiel de Culture Générale, le lundi 11 mai dernier. Expliquant au prof le motif de mon absence (accident + garage) et lui fournissant un justificatif, ce Mr a finalement choisi de me mettre zéro. Sympa.
Samedi dernier, je reçois un mail : il me demande de réaliser un dossier sur le sujet qu'il a posé en partiel, mais à faire à la maison... pour 2 jours après ! Je m'y suis donc collé...
Après un sprint final de 3 jours à hautes tensions, c'en est donc terminé. Ces 3 derniers jours ont été costauds. Jusqu'à présent on avait eu du cul puisque tous nos partiels avaient été espacés d'une semaine, depuis fin avril.
C'est avec un grand ouf de soulagement que je vais pouvoir souffler. Aucune inquiétude concernant le verdict, le Semestre 6 sera une réussite. Comble du positif, la L3 voit ses 2 semestres se compenser : avec un 12 au semestre précédent, ça laissait une marge.
A 1 mois de quitter l'appartement où je suis, voilà que la chasse immobilière va se lancer. 4 semaines pour dénicher la perle rare et pouvoir aborder l'été sereinement. Les pieds en évantail, on va pouvoir commencer à profiter : vendredi, concert d'High Tone ; samedi ultime match à Marseille; samedi d'après Festival des Rocktambules, celui d'après Festival Skabazac... et j'en passe.
Enfin, car tout va être conditionné par ça aussi, verdict d'un taf (le même que l'an dernier) pour juillet/août lundi.
Ca part de là...
Comme mes amis bloggueurs, je vais en faire une
Plus de temps libre, donc plus de possibilités... Je vais faire la fameuse liste de défis qui vous tient tant à coeur. Et parmi celle-ci, y'en a que je suis prêt à relever. Perso je connais encore personne qui l'a réussi, mais c'est un petit clin d'oeil à Cassandre...
Défi n°1 : Finir GTA IV à 100% (attention, la liste à faire est hallucinante).
Défi relevé...
25 mai 2009
Nancy : 1 / OM : 2, ENCORE LE DROIT DE REVER
Une victoire au forceps, un peu dans la douleur, à Nancy samedi soir. Logiquement, Bordeaux sera champion. Mathématiquement, tout est encore possible.
Il y avait beaucoup de Marseillais à Nancy samedi. En croisant les doigts d'un exploit monégasque du côté de Bordeaux... qui n'est malheureusement pas venu. Bordeaux ne s'appelle pas Marseille. Bordeaux ratisse autant à domicile qu'à l'extérieur, elle est là la grande différence, le point différenciel qui va probablement faire basculer le destin du côté de la Gironde.
Le match à Nancy, il a été abordé comme il se doit. Pas la peine d'en parler cent sept ans : Marseille a largement dominé les débats, en menant rapidement 2-0. Le but encaissé à 2 minutes de la fin a fait frissonné, mais la victoire est logique. Une historique 12e victoire en 18 déplacements, quelle performance ! Mais malheureusement on dénombre 22 points perdus à domicile... C'est ici (et pas contre Lyon) que l'OM a probablement perdu le titre. Ca fait mal. Une deuxième partie de saison extraordinaire (1 seule défaite), mais Bordeaux peut également s'en vanter (11 succés de rang, et la série est en cours !).
Donc à une minuscule journée de la fin, 3 points séparent Bordeaux et Marseille dans cette lutte acharnée. Bordeaux va à Caen, relégable, et Marseille accueille Rennes, en course pour la Coupe de l'UEFA. L'OM doit avant tout gagner, et espérer un faux pas de Bordeaux à Caen. Possible. Surtout que Caen est dans l'obligation de vaincre pour sauver sa peau en Ligue 1. C'est dire l'enjeu énormissime du match. Mais dans l'histoire, 1 point, un tout petit point suffit à Bordeaux pour toucher les étoiles. Possible, mais extrêmement difficile.
Avec cette victoire, Marseille a encore le droit de rêver. Mais on ne voit sincérement pas Bordeaux laisser filer le titre là-bas. Alors oui, il y a une grosse part d'utopie dans ce rêve... On se rassure comme on peut avec la phrase de Savidan (attaquant de Caen) "on va se sauver en battant Bordeaux, et en plus on va donner le titre à Marseille !". Qu'il soit entendu.
Là, je me suis fait une raison. Je suis extrêmement déçu, mais la deception est un peu redescendu. Et je connais la clique avec qui on va descendre au Vélodrome samedi soir... Ca va y croire, dur comme fer. Ca va être la fête, l'effervescence, comme si l'on était premier... Mais putain que j'ai peur du retour. On risque bien de rester silencieux... On va se reprendre un coup de poignard à 23h samedi soir.
23 mai 2009
T'as pas deux feuilles ?
Mercredi vacances... vite.
21 mai 2009
Marseille/Lyon, ce scénario incroyable
J'ai mis du temps à en parler. Non je ne me suis pas défilé sur la question malgré ce laps de temps passé... Le score, il est là. Implacable. Irrémédiable. Comme trois coups de buttoir qui viendraient vous mettre les deux genoux à terre. Un match qui a vu le rêve de milliers de supporters s'envoler... Une ambiance digne des gros soirs, comme si l'OM était revenu le club qu'il a toujours été. L'engouement, la ferveur, la passion du coeur. Tout ça balayé. Balayé d'un seul coup. Devenu presque imbattable depuis 2009, Marseille est tombé.
De haut, c'est sûr. Je ne sais pas s'il s'en remettra. Ce fut comme un coup de poignard, mortel. Une place de leader à 3 journées de la fin, envolée. Ou volée, ça dépend d'où l'on se place. Car Lyon, nous l'avons tous vu, a peut-être fourni son match de l'année en championnat, mais l'OM n'a pas rendu une mauvaise copie, loin de là. Je n'hésite pas à cracher sur l'équipe quand ça joue mal, c'est normal. Marseille, c'est ma ville, mon club, ma passion. J'ai été éduqué dans cette culture-OM propre aux Marseillais qui considèrent le club comme un membre de sa famille. Et lorsqu'on était pas loin de toucher les étoiles après plus de 16 ans de disette, la déception est énorme.
Lyon a mal joué, ils sont les premiers à le dire. 3 occasions, 3 buts. Et dans quelles circonstances : un pénalty bêtement concédé mais indiscutable, une erreur énorme de placement, et enfin une faute de mains pour le dernier. Pendant ce temps, Marseille accumulait plus de 8 occasions en or de but : 2 poteaux, 5 opportunités immanquables et 1 (voir 2) pénalty que l'arbitre a reconnu après la rencontre...
Une domination nette et sans bavure, les occasions au rendez-vous, et pourtant un scénario invraisemblable. Ce n'est pas comme si l'on était passé au travers, loin de là.
Marseille a joué, Marseille a pressé, Marseille a poussé... mais Lyon a gagné. Comme si la réussite avait fuis le Boulevard Michelet dans cette chaude nuit Marseillaise. Le coup de sifflet final retentit, tout s'arrête. Comme si les prémices de la fête étaient déjà loin. Les gens se dispersent, dans le calme, Marseille broie du noir. Le rêve s'estompe, le Vieux Port est triste ce soir.
17 mai 2009
OM/Lyon, c'est là que la partie se gagne ou se perd
On en tremble déjà... Le choc des olympes, c'est ce soir. Tout le monde parle en parle. On pensait il y a encore un peu plus d'un mois que ce serait le titre qui serait en jeu sur ce match, c'est à moitié vrai. Pour l'OM, ce match s'annonce capital pour la conquête du titre, mais aussi pour Lyon, mais lui pour sauver sa place en Ligue des Champions. Un match de standing européen, voilà comment les deux entraineurs abordent la rencontre.
La tension qu'il règne autour de ce match est colossale. Volontaire ou non, la presse s'accable sur Bordeaux ou l'OM en matière de pression. Le résultat de l'un ou l'autre est toujours connu avant la deuxième rencontre, c'est peut-être un handycap. Soit, ça fait partie des règles. On se croirait au coeur d'une véritable finale, il n'y a que ce mot. La dernière carte est tombée pour Bordeaux : on a désormais eu la preuve qu'ils ne perdront pas le moindre point jusqu'à la fin du championnat. Les comptes sont simples : Marseille doit gagner face à Lyon, de n'importe quelle manière, par n'importe quelle issue. En marquant de la tête, du pied, du dos, de la main, on s'en contre fout.
Ce n'est pas une surprise la victoire bordelaise hier soir, ce qui en est une c'est les deux victoires consécutives avec un seul but d'écart. Mais avant de se lancer dans des calculs, il va falloir s'imposer. Si l'OM bat Lyon, le statut de "favori" changera d'épaule : dans ce cas, ce serait logique que Marseille gagne ses deux derniers matchs, et l'OM aura les cartes en mains.
Ce qui agace, c'est ce peudo-engouement soudain à l'intérêt du championnat de France. Deux équipes à égalité à 3 journées de la fin, avec un règne lyonnais qui vient officiellement de se terminer, on se croirait en pleine révolution. Les médias adoptent une position du juste milieu : si Bordeaux gagne, ils veulent que l'OM l'emporte également pour maintenir le suspense jusqu'au bout. On viendrait même à douter du déroulement correct des matchs : Valenciennes/Bordeaux (1-2) a été très litigieux, Bordeaux n'aurait jamais dû gagner, et l'arbitre a été largement en leur faveur (3 rouges pour VA !). Hier contre Le Mans, les erreurs se sont accumulées une nouvelle fois. Marseille s'est au contraire fait avoir sur plusieurs matchs, les arbitres ont à chaque fois reconnus s'être "trompés". Au final, qui ramasse les points ?
Je me demande encore comment on ne s'en rend pas compte ? On vend du spectacle, beaucoup n'ont pas hésité à parler de "match préparé", notamment où Bordeaux revient dans la course à 5 minutes de la fin. Des scénarios rocambolesques, et une non réaction de certains joueurs : Planté, le gardien du Mans, s'est montré très peu concentré hier après-midi...
Et que dire de l'escrocquerie de 1999 ? Bordeaux qui vole le titre à Marseille à la 93e minute... au Parc des Princes face au PSG. Avant hier sur RMC Info un ancien footballeur a révélé que le match avait été acheté ! Tout le monde le sait, mais personne ne fait rien ! On ne sait pas géné pour nous retirer des titres !
On ne va pas tomber dans le piège des arbitres, ça ternirait l'image du championnat, mais on verra vite la façon dont est arbitrée le match de ce soir. Les médias seront pro-marseillais, et Canal+ sera le premier à les soutenir, audimat oblige. Ils s'en frottent déjà les mains.




















